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Miel et mal de gorge : ce que dit la recherche, et ce qu’elle ne dit pas

29 juin 2026 · 9 min de lecture
Miel, gorge et toux : ce que mesurent les essais, leurs limites, ce que l’Europe refuse d’affirmer et pourquoi jamais de miel avant 1 an.

Un mal de gorge, une toux qui s’installe, et le pot de miel sort du placard. Le geste est ancien, presque universel. Il mérite pourtant une question simple : que disent vraiment les études ?

Le point de départ ne se discute pas : le miel est un aliment, pas un médicament. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour lui en Europe, ni sur la gorge ni sur la toux. Cette page rapporte ce que la recherche a mesuré sur le miel et le mal de gorge, sans conseil d’usage, et rappelle la seule règle de sécurité absolue : jamais de miel avant l’âge d’un an.

Ce que la science dit sur le miel et la gorge

Première surprise : la recherche ne porte presque pas sur la gorge elle-même. Les essais publiés mesurent la toux aiguë de l’enfant, le plus souvent liée à une infection des voies respiratoires hautes, à partir des réponses des parents.

La revue Cochrane de 2018

La synthèse la plus citée est la revue Cochrane d’Oduwole et ses coauteurs, publiée en 2018 [1]. Elle regroupe six essais randomisés menés en Iran, en Israël, aux États-Unis, au Brésil et au Kenya, soit 899 enfants âgés de 12 mois à 18 ans. Voici ses conclusions, avec le niveau de certitude que les auteurs attribuent à chacune :

  • face à l’absence de traitement ou à un placebo, les symptômes de toux notés par les parents diminuent probablement davantage avec le miel, avec une certitude modérée ;
  • face au dextrométhorphane, un antitussif courant, il n’y a peut-être que peu ou pas de différence, avec une certitude faible ;
  • face à la diphénhydramine, un antihistaminique, l’écart observé va dans le sens du miel, là encore avec une certitude faible ;
  • la survenue d’effets indésirables ne diffère pas entre les groupes.

Les auteurs concluent qu’il n’existe pas de preuve forte pour ou contre l’usage du miel. Autre limite qu’ils soulignent : la plupart des enfants n’en ont reçu que pendant une nuit.

L’essai de Paul et ses collègues (2007)

On le présente parfois comme une simple étude d’observation. C’est faux : l’essai publié en 2007 par Ian Paul et ses collègues dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine [2] est un essai randomisé, mené en partie en double aveugle. Il a réparti 105 enfants de 2 à 18 ans, enrhumés et toussant la nuit, entre trois groupes : un miel de sarrasin, du dextrométhorphane au goût de miel, ou rien du tout.

Les parents ont noté la toux et le sommeil sur deux nuits consécutives, avant puis après une seule administration. Le groupe miel a obtenu de meilleurs scores que le groupe sans traitement. Face au dextrométhorphane, en revanche, l’écart n’était pas significatif. L’essai reste petit, et ses mesures reposent sur l’appréciation des parents.

Une revue indépendante publiée en 2023

En 2023, Ilari Kuitunen et Marjo Renko ont publié dans l’European Journal of Pediatrics une nouvelle revue systématique [3], distincte de la revue Cochrane. Elle retient dix essais randomisés menés chez l’enfant de 1 à 18 ans. Les écarts relevés en faveur du miel sont faibles : sur la fréquence de la toux, face au placebo ou à l’absence de traitement, ils vont de 0 à 1,1 point sur des échelles de notation. Les auteurs jugent la certitude des preuves faible à très faible. Faute de données complètes, ils n’ont pas pu regrouper les résultats.

Ce que la recherche ne dit pas

Les limites figurent dans les revues elles-mêmes. Elles pèsent autant que les résultats.

  • Des essais petits et courts : de quelques dizaines à quelques centaines d’enfants, souvent suivis une seule nuit.
  • Une mesure subjective : la toux et le sommeil sont notés par les parents, pas par un appareil.
  • Un insu imparfait : dans plusieurs essais, les familles savaient ce que l’enfant avait reçu.
  • Une population étroite : les revues citées portent sur l’enfant de plus d’un an et sur la toux aiguë.

Elles ne disent donc rien de l’adulte, de l’angine, de la laryngite ni d’une infection identifiée. Elles ne permettent pas non plus de classer les variétés de miel entre elles. Pour les autres effets prêtés au miel, de l’action antibactérienne aux plaies, notre tri entre ce qui est prouvé et ce qui ne l’est pas examine chaque promesse à la lumière de ses sources, essai par essai.

Pourquoi l’Europe interdit de dire que le miel adoucit la gorge

En Europe, une allégation de santé ne peut figurer sur une étiquette ou dans une publicité que si l’Union européenne l’a autorisée. Le registre de la Commission européenne recense huit allégations déposées pour le miel : toutes ont été refusées, dont « effet adoucissant pour la gorge » [4]. En 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a par ailleurs jugé non établi le lien de cause à effet entre la consommation de miel et la santé respiratoire, notamment parce que le miel étudié n’était pas suffisamment caractérisé [5].

Notre comparatif du miel cru et du miel chauffé revient sur plusieurs de ces refus et sur les recherches élargies à la propolis et à la gelée royale.

Les miels utilisés dans les études

Les essais ne précisent pas toujours la variété employée, ce qui rend toute comparaison impossible. Un cas est clair : l’essai de Paul et ses collègues a utilisé un miel de sarrasin, foncé et corsé. Pour connaître cette variété, sa fleur et son goût, consultez notre page consacrée au miel de sarrasin, un miel encore peu courant en France.

Les miels de thym et d’eucalyptus sont souvent associés à l’hiver. Les revues citées ne les distinguent pourtant pas des autres miels : leur réputation tient à la plante d’origine, pas à des essais sur le pot. Vous trouverez notre page sur le miel de thym et notre présentation du miel d’eucalyptus dans la rubrique des variétés, avec leur origine et leur goût.

Jamais de miel avant 1 an

Aucun miel avant l’âge d’un an, sous aucune forme, même cuit. Le miel peut contenir des spores de Clostridium botulinum. Chez le nourrisson, dont la flore intestinale n’est pas encore développée, elles peuvent germer et produire la toxine du botulisme infantile, une maladie rare mais grave. L’ANSES rappelle que la règle vaut pour tous les miels, quelle que soit leur origine [6].

Les signes d’alerte, l’effet de la cuisson et les autres précautions sont détaillés dans notre page sur les contre-indications du miel, à lire en cas de doute concernant un enfant de moins d’un an.

Quand demander un avis médical

Un mal de gorge qui dure, s’aggrave ou s’accompagne de fièvre relève d’un médecin, tout comme une difficulté à avaler ou à respirer. Chez un nourrisson ou un jeune enfant, le moindre doute justifie de le consulter. En cas de gêne respiratoire, appelez le 15.

Cet article a un but informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Que disent les études sur le miel et le mal de gorge ?

Elles portent surtout sur la toux de l’enfant, avec des résultats modestes et des preuves de solidité inégale : plus haut sur cette page, les deux revues et l’essai de Paul sont présentés avec leur niveau de certitude.

Le miel est-il anti-inflammatoire ?

Aucune allégation de ce type n’est autorisée pour le miel en Europe. Le refus européen des allégations sur la gorge est expliqué plus haut, avec ses sources.

Peut-on donner du miel à un enfant qui tousse ?

Jamais avant un an : la raison, le botulisme infantile, est expliquée dans la partie jamais de miel avant un an. Au-delà de cet âge, les situations qui justifient de consulter sont listées dans quand demander un avis médical.

Et en cas d’angine ?

Une angine relève d’un médecin, seul à même de dire si elle est virale ou bactérienne et si un traitement est nécessaire. Les revues citées sur cette page ne portent pas sur l’angine : elles ne permettent de rien conclure à son sujet.

Sources et références

  1. Oduwole O, Udoh EE, Oyo-Ita A, Meremikwu MM. « Honey for acute cough in children. » Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 ; CD007094.pub5. cochranelibrary.com
  2. Paul IM, et al. « Effect of honey, dextromethorphan, and no treatment on nocturnal cough and sleep quality for coughing children and their parents. » Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007 ; 161(12) : 1140-1146. PubMed : PMID 18056558
  3. Kuitunen I, Renko M. « Honey for acute cough in children, a systematic review. » European Journal of Pediatrics, 2023 ; 182(9) : 3949-3956. PMC : PMC10570220
  4. Commission européenne. Registre de l’Union européenne des allégations nutritionnelles et de santé, entrées relatives au miel (relevé du 24 août 2026). food.ec.europa.eu
  5. EFSA, groupe scientifique NDA. « Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to honey. » EFSA Journal, 2010 ; 8(2) : 1484. DOI : 10.2903/j.efsa.2010.1484
  6. ANSES. « Pas de miel pour les enfants de moins d’un an. » Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. anses.fr

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Miel et mal de gorge : ce que dit la recherche, et ce qu’elle ne dit pas

29 juin 2026 · 9 min de lecture
Miel, gorge et toux : ce que mesurent les essais, leurs limites, ce que l’Europe refuse d’affirmer et pourquoi jamais de miel avant 1 an.
Dans cet article
Ce que la science dit sur le miel et la gorge Ce que la recherche ne dit pas Pourquoi l’Europe interdit de dire que le miel adoucit la gorge Les miels utilisés dans les études Jamais de miel avant 1 an Quand demander un avis médical Questions fréquentes Sources et références

Un mal de gorge, une toux qui s’installe, et le pot de miel sort du placard. Le geste est ancien, presque universel. Il mérite pourtant une question simple : que disent vraiment les études ?

Le point de départ ne se discute pas : le miel est un aliment, pas un médicament. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour lui en Europe, ni sur la gorge ni sur la toux. Cette page rapporte ce que la recherche a mesuré sur le miel et le mal de gorge, sans conseil d’usage, et rappelle la seule règle de sécurité absolue : jamais de miel avant l’âge d’un an.

Ce que la science dit sur le miel et la gorge

Première surprise : la recherche ne porte presque pas sur la gorge elle-même. Les essais publiés mesurent la toux aiguë de l’enfant, le plus souvent liée à une infection des voies respiratoires hautes, à partir des réponses des parents.

La revue Cochrane de 2018

La synthèse la plus citée est la revue Cochrane d’Oduwole et ses coauteurs, publiée en 2018 [1]. Elle regroupe six essais randomisés menés en Iran, en Israël, aux États-Unis, au Brésil et au Kenya, soit 899 enfants âgés de 12 mois à 18 ans. Voici ses conclusions, avec le niveau de certitude que les auteurs attribuent à chacune :

  • face à l’absence de traitement ou à un placebo, les symptômes de toux notés par les parents diminuent probablement davantage avec le miel, avec une certitude modérée ;
  • face au dextrométhorphane, un antitussif courant, il n’y a peut-être que peu ou pas de différence, avec une certitude faible ;
  • face à la diphénhydramine, un antihistaminique, l’écart observé va dans le sens du miel, là encore avec une certitude faible ;
  • la survenue d’effets indésirables ne diffère pas entre les groupes.

Les auteurs concluent qu’il n’existe pas de preuve forte pour ou contre l’usage du miel. Autre limite qu’ils soulignent : la plupart des enfants n’en ont reçu que pendant une nuit.

L’essai de Paul et ses collègues (2007)

On le présente parfois comme une simple étude d’observation. C’est faux : l’essai publié en 2007 par Ian Paul et ses collègues dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine [2] est un essai randomisé, mené en partie en double aveugle. Il a réparti 105 enfants de 2 à 18 ans, enrhumés et toussant la nuit, entre trois groupes : un miel de sarrasin, du dextrométhorphane au goût de miel, ou rien du tout.

Les parents ont noté la toux et le sommeil sur deux nuits consécutives, avant puis après une seule administration. Le groupe miel a obtenu de meilleurs scores que le groupe sans traitement. Face au dextrométhorphane, en revanche, l’écart n’était pas significatif. L’essai reste petit, et ses mesures reposent sur l’appréciation des parents.

Une revue indépendante publiée en 2023

En 2023, Ilari Kuitunen et Marjo Renko ont publié dans l’European Journal of Pediatrics une nouvelle revue systématique [3], distincte de la revue Cochrane. Elle retient dix essais randomisés menés chez l’enfant de 1 à 18 ans. Les écarts relevés en faveur du miel sont faibles : sur la fréquence de la toux, face au placebo ou à l’absence de traitement, ils vont de 0 à 1,1 point sur des échelles de notation. Les auteurs jugent la certitude des preuves faible à très faible. Faute de données complètes, ils n’ont pas pu regrouper les résultats.

Ce que la recherche ne dit pas

Les limites figurent dans les revues elles-mêmes. Elles pèsent autant que les résultats.

  • Des essais petits et courts : de quelques dizaines à quelques centaines d’enfants, souvent suivis une seule nuit.
  • Une mesure subjective : la toux et le sommeil sont notés par les parents, pas par un appareil.
  • Un insu imparfait : dans plusieurs essais, les familles savaient ce que l’enfant avait reçu.
  • Une population étroite : les revues citées portent sur l’enfant de plus d’un an et sur la toux aiguë.

Elles ne disent donc rien de l’adulte, de l’angine, de la laryngite ni d’une infection identifiée. Elles ne permettent pas non plus de classer les variétés de miel entre elles. Pour les autres effets prêtés au miel, de l’action antibactérienne aux plaies, notre tri entre ce qui est prouvé et ce qui ne l’est pas examine chaque promesse à la lumière de ses sources, essai par essai.

Pourquoi l’Europe interdit de dire que le miel adoucit la gorge

En Europe, une allégation de santé ne peut figurer sur une étiquette ou dans une publicité que si l’Union européenne l’a autorisée. Le registre de la Commission européenne recense huit allégations déposées pour le miel : toutes ont été refusées, dont « effet adoucissant pour la gorge » [4]. En 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a par ailleurs jugé non établi le lien de cause à effet entre la consommation de miel et la santé respiratoire, notamment parce que le miel étudié n’était pas suffisamment caractérisé [5].

Notre comparatif du miel cru et du miel chauffé revient sur plusieurs de ces refus et sur les recherches élargies à la propolis et à la gelée royale.

Les miels utilisés dans les études

Les essais ne précisent pas toujours la variété employée, ce qui rend toute comparaison impossible. Un cas est clair : l’essai de Paul et ses collègues a utilisé un miel de sarrasin, foncé et corsé. Pour connaître cette variété, sa fleur et son goût, consultez notre page consacrée au miel de sarrasin, un miel encore peu courant en France.

Les miels de thym et d’eucalyptus sont souvent associés à l’hiver. Les revues citées ne les distinguent pourtant pas des autres miels : leur réputation tient à la plante d’origine, pas à des essais sur le pot. Vous trouverez notre page sur le miel de thym et notre présentation du miel d’eucalyptus dans la rubrique des variétés, avec leur origine et leur goût.

Jamais de miel avant 1 an

Aucun miel avant l’âge d’un an, sous aucune forme, même cuit. Le miel peut contenir des spores de Clostridium botulinum. Chez le nourrisson, dont la flore intestinale n’est pas encore développée, elles peuvent germer et produire la toxine du botulisme infantile, une maladie rare mais grave. L’ANSES rappelle que la règle vaut pour tous les miels, quelle que soit leur origine [6].

Les signes d’alerte, l’effet de la cuisson et les autres précautions sont détaillés dans notre page sur les contre-indications du miel, à lire en cas de doute concernant un enfant de moins d’un an.

Quand demander un avis médical

Un mal de gorge qui dure, s’aggrave ou s’accompagne de fièvre relève d’un médecin, tout comme une difficulté à avaler ou à respirer. Chez un nourrisson ou un jeune enfant, le moindre doute justifie de le consulter. En cas de gêne respiratoire, appelez le 15.

Cet article a un but informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Que disent les études sur le miel et le mal de gorge ?

Elles portent surtout sur la toux de l’enfant, avec des résultats modestes et des preuves de solidité inégale : plus haut sur cette page, les deux revues et l’essai de Paul sont présentés avec leur niveau de certitude.

Le miel est-il anti-inflammatoire ?

Aucune allégation de ce type n’est autorisée pour le miel en Europe. Le refus européen des allégations sur la gorge est expliqué plus haut, avec ses sources.

Peut-on donner du miel à un enfant qui tousse ?

Jamais avant un an : la raison, le botulisme infantile, est expliquée dans la partie jamais de miel avant un an. Au-delà de cet âge, les situations qui justifient de consulter sont listées dans quand demander un avis médical.

Et en cas d’angine ?

Une angine relève d’un médecin, seul à même de dire si elle est virale ou bactérienne et si un traitement est nécessaire. Les revues citées sur cette page ne portent pas sur l’angine : elles ne permettent de rien conclure à son sujet.

Sources et références

  1. Oduwole O, Udoh EE, Oyo-Ita A, Meremikwu MM. « Honey for acute cough in children. » Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 ; CD007094.pub5. cochranelibrary.com
  2. Paul IM, et al. « Effect of honey, dextromethorphan, and no treatment on nocturnal cough and sleep quality for coughing children and their parents. » Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007 ; 161(12) : 1140-1146. PubMed : PMID 18056558
  3. Kuitunen I, Renko M. « Honey for acute cough in children, a systematic review. » European Journal of Pediatrics, 2023 ; 182(9) : 3949-3956. PMC : PMC10570220
  4. Commission européenne. Registre de l’Union européenne des allégations nutritionnelles et de santé, entrées relatives au miel (relevé du 24 août 2026). food.ec.europa.eu
  5. EFSA, groupe scientifique NDA. « Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to honey. » EFSA Journal, 2010 ; 8(2) : 1484. DOI : 10.2903/j.efsa.2010.1484
  6. ANSES. « Pas de miel pour les enfants de moins d’un an. » Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. anses.fr

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Cliquez sur un terme pour afficher sa définition.

Cet article ne recommande aucun produit en particulier.

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